Patients

Patients , ce film de Grand corps malade et Mehdi Idir est désormais disponible en location et achat .

Un film qui décrit la rééducation d’un tétraplégique pourrait à priori faire fuir, le handicap quel qu’il soit ( nous sommes bien placés pour le savoir ) fait peur. L’humanité , l’humour , l’espoir qu’entraînent ce film prouvent tout le contraire.

J’ai eu le plaisir de voir ce film en avant première et en compétition lors du festival Premiers plans d’Angers. A la fin de la projection, 1300 personnes ont acclamé Grand Corps Malade (qui était présent) pendant environ ¼ d’heure .

Je conseille donc à tous ceux qui liront cette chronique de vous procurer ce film. Une leçon de vie , la preuve qu’il ne faut jamais renoncer.

Pendant que j’écris ce texte , j’apprends que Jeanne Moreau est décédée , c’était la marraine du Premiers plans , et cette grande dame (sauf par la taille ! ) était très simple , très proche du public , lors de ses venues à Angers ses paroles ont toujours été d’une grande force et d’une grande intelligence. Adieu Jeanne tu manqueras aux angevins.

Ci dessous un extrait de la critique de Télérama pour Patients.

Un saut dans une piscine pas assez remplie et Ben se brise une cervicale. Le voilà « tétraplégique incomplet » — état grave, mais pas désespéré — dans un centre de rééducation. Lentement, au fil des jours et des semaines, Ben apprend à bouger un doigt. Puis un bras et même une jambe. Il s’accroche, même s’il apprend, en cours de route, de la part du médecin chef, que c’en est fini de ses ambitions sportives : jamais plus il ne rejouera au basket. Même entraîner les autres lui sera interdit… Mais comment pourrait-il se plaindre, lui qui ne voit, tout autour, que des « tétras » qui ne progressent pas et des « T.C. » (traumatismes crâniens) qui ne guériront jamais ? Fabien Marsaud, alias Grand Corps Malade, a été victime, adolescent, d’un accident semblable. De son expérience, il a d’abord tiré un livre, hommage à tous ceux qui, à l’époque, l’ont aidé à s’en sortir. Puis, avec son pote réalisateur de clips, Mehdi Idir, ce film qui comme par miracle a échappé à tous les pièges : attendrissement, sentimentalisme, apitoiement. Tout, au contraire, y est épuré et rapide. Drôle, parfois — lorsque les handicapés se chambrent, en riant férocement de leur malheur. Cruel, aussi, parce que à vif. Même l’idylle, un rien idéale, entre Ben et une ravissante jeune fille, finit par sonner vrai, tant l’émotion est forte… Les comédiens sont tous épatants et surtout crédibles.